En face de la pharmacie Francis Daigle
La photo a été prise dans les années 1950, à l’époque où l’épicerie Poirier Frères avait encore pignon sur rue au 168 boulevard Sainte-Rose (photo 1). En allant vers l’ouest, on peut voir la maison voisine située au 168 boulevard Sainte-Rose (photo 2) avant qu’on lui inflige, probablement dans les années 1970-1980, un deuxième étage, métamorphose ayant pour effet de lui faire perdre toute sa valeur patrimoniale. On peut également deviner la silhouette de la maison suivante située au 170-172 et 174 boulevard Sainte-Rose (photo 3), avec son toit à pignon et ses lucarnes, avant qu’on lui intègre, probablement dans les mêmes années, un deuxième étage qui, contrairement à sa voisine, lui laissera un certain charme patrimonial.
Depuis 1960, depuis à peine plus d’une soixantaine d’années, il est surprenant de constater la métamorphose, sinon la disparition, de certains bâtiments longeant le boulevard Sainte-Rose, altérant malheureusement à jamais la qualité du patrimoine bâti du village. Les photos des maisons en sont un vibrant exemple.
Poirier Frère et Marché David (168 boulevard Sainte-Rose)
Situé à l’extrême ouest de l’emplacement occupé aujourd’hui par «Le Manoir du Vieux-Sainte-Rose», ce bâtiment est composé d’un magasin au rez-de-chaussée et d’une résidence privée au 1er étage. Entre 1875 et 1882, le marchand Pierre Treffé Léonard avait construit la maison « à comble français » et, depuis lors, pendant plus d’une centaine d’années, l’emplacement gardera sa vocation de marché général et d’épicerie boucherie. À compter de 1882, les marchands Arsène Cloutier, Théophile Chalifoux, Wilfrid Chartrand et Ignace Amédée Leduc se succèderont jusqu’en 1926. De 1926 à 1959, la famille Poirier (Rodrigue, Roma et Marc Poirier) leur succédera en exploitant le commerce sous le nom de «Poirier Frère». De 1957 à 1971, Mendoza David prend la relève en l’exploitant sous le nom de «Marché David». Plusieurs contemporains du village gardent encore aujourd’hui un bon souvenir de ces deux commerces. Finalement, de 1971 à 1981, le commerce est exploité par le marchand Hervé Groulx. En 1982, la propriété passe aux mains de Québec Pain Inc, signant ainsi la disparition éventuelle du bâtiment.
Maison Joseph Ouimet (168 boulevard Sainte-Rose)
La maison a été construite entre 1829 et 1848 par Joseph Ouimet, époux de Marie Chapleau, et sa famille en gardera la propriété pendant plus de 70 ans, jusqu’en 1909. La propriété passe ensuite aux mains des familles Grégoire Thibault dit Léveillé, Télesphore Ouimet et Arthur Léonard jusqu’en 1944. Arthur Charbonneau, bourgeois, neveu d’ Armand Léonard, gardera la propriété de 1944 à 1989 et c’est à son époque qu’on ajoutera le deuxième étage. (C’est aujourd’hui le salon Jean-Pierre)
Maison Pierre Chartrand (170-172 et 174 boulevard Sainte-Rose)
La maison en pierre à pignon a été construite entre 1815 et 1832 par Pierre Chartrand, époux de Archange Filiatrault. Ce sera probablement dans les années 1970-1980 qu’on ajoutera le deuxième étage. Pour plus d’informations sur l’histoire de cette maison, vous pouvez consulter la plaque patrimoniale installée sur la façade de cette dernière. (Maintenant Bougie avocats)


