Selon le rôle d’évaluation de la Ville de Laval, la maison de style à mansarde a été construite vers 1870 par Joseph Cyr, époux de Odile Filiatrault. Selon une certaine rumeur non confirmée, entre 1935 et 1953, Léonard Spencer, ingénieur radio à CKAC, rénovera la maison pour lui donner son apparence actuelle.
Dès 1816, Antoine Filiatrault, époux de Marguerite Bernesse dit Blondin, avait construit leur maison sur le même emplacement situé sur une pointe de terre connue plus tard sous le nom de «La Pointe Cyr». Ce sera le seul emplacement habité de la plus grande partie de cette pointe de terre durant une centaine d’années jusqu’aux années 1910.
D’une vingtaine d’arpents en superficie, «La pointe Cyr» est cette pointe de terre qui, partant approximativement de la « rue Touchette » que nous connaissons, se dirige vers le nord longeant du côté ouest la rivière des Mille-Îles et aboutit en pointe à cette dernière à l’endroit où on retrouvait autrefois une traverse (et ensuite le pont Porteous) pour ainsi former le premier axe nord-sud passant par notre village et reliant la rive nord de la rivière des Mille-Îles et Montréal. Depuis les années 1780, la pointe de terre appartenait à la famille Filiatrault qui y exploitera la traverse du début des années 1800 à 1832. On peut encore y retrouver le chemin qui conduisait à la traverse, chemin connu aujourd’hui sous le nom de «rue des Patriotes».
Le 15 juillet 1843, Marguerite Cadieux, veuve de Antoine Filiatrault, donne la pointe de terre avec la maison à leur fille Odile Filiatrault qui, le 25 octobre 1839 avait épousé Joseph Cyr. C’est à compter de cette époque que, au fil des années, la sagesse populaire identifie le lopin de terre sous le nom de «La Pointe Cyr». Avant 1950, la portion de la rue des Patriotes actuelle située au nord de la rue Touchette portait même le nom de «rue de la Pointe Cyr».
À l’exception d’un intermède de 3 ans, la famille Cyr gardera la propriété pendant près d’une centaine d’années et trois (3) générations, de 1839 à 1935. Vers le milieu des années 1910, Anastasie Gagnon, veuve de Damien Cyr, se résignera à vendre des emplacements.
CHAÎNE DE TITRES
Ensemble de la Pointe Cyr, inluant la maison située au 4 rue Bonaparte
- Joseph Cyr et Odile Filiatrault (1839-1880)
- Leur fils Ubald Cyr, époux de Marie-Éléonore Gagnon (1880-1898)
- Mlle Flavie Gagnon leur sœur et belle sœur (1898-1898)
- Damien Cyr, époux de Anastasie Gagnon, frère de Ubald (1898-1924/1926)
- Leur fils Horace Cyr, époux de Hermine Boucher (1926-1931)
Maison Joseph Cyr (4 rue Bonaparte)
- Gertrude Ethel Cokker, épouse de Augustus Frederich Hoerner (1931-1934)
- Horace et JM Damien Cyr, son frère (1934-1935)
- Léonard Spencer, ingénieur de CKAC (1935-1953)
- John Cameron Brown, ingénieur (1953-1976)
- Son épouse Élisabeth Helen Walsh (1976-1998)
- François Brouillette et Hélène Brunin (1998 à aujourd’hui)
